et si l'on repartait quelque part sans que j'en connaisse le thème ?
et si l'on s'arrêtait sous le casque alors que chaque fois j'en attends du bonheur ?
l'effet des mots est un euphorisant ; mais à force de balayer quotidiennement devant ma porte, tout est devenu bien trop propre ! l'inspiration n'est plus nourrie que par des bouts de sentiments intégralement vécus au présent
ils sont pauvres ; je vide le fond ; je suis à sec... donc, bien volontiers j'évoque cela—sans filtre, ni travestissement
je deviens pure du dedans, plus allégée à force de "donner"—de javelliser, de contractualiser ou bien de confisquer
éternellement, je chercherai à m'éteindre dans le mouvement... ni malfaisant, ni éreintant... juste un tantinet dérangeant
les vagues de la mer en arrière-plan me procurent la migraine ; c'est quand même triste et dommage... comme je voudrais qu'il en soit autrement
c'est un refus, une dénégation, émanant d'un caractère acariâtre et sincère ; d'un avatar discret ou d'un criminel solitaire
quelque chose tout au fond ne tourne pas rond : on ne sait plus bousculer la plupart de nos habitudes ; on ne peut plus chambouler tous nos refrains ; quelque chose de dur et de résistant au temps s'est durablement installé dans nos comportements ; la racine est profonde
le manque d'imagination ; l'impératif du courant ; la routine de maintenant... le TOC mal placé, le pli du pantalon et le masque à virus