chaque matin, un vacuum blanc, vierge et géant ; un espace transparent, solaire et invitant
chaque soir, quelques tourments de plus alignés à marche feutrée ; quelques trajectoires dirigées sans arrière-pensées
j'exécute un tournant : une brisure ou un relèvement
j'attends de renaître parmi "les grands", les séniors tranquilles et les divins amants
l'Ange se replie légèrement et redescend un peu de sous sa coquille aurique
il me voit clignant des yeux et souriant des lèvres
un jour, finira-t-il par accepter de voyager avec moi ? à l'intérieur des autres paysages... dans la simplicité de la lumière ordinaire
pour lui, sans doute, cela sera-t-il difficile—vibratoirement risqué, énergétiquement dangereux
risquerait-il de s'éteindre ? car, même si sa nature inaltérable le protège, mon Ange à moi n'est pas si familier que cela des affres de la vie d'en-bas : des rudesses, des maladresses ou des hésitations ; des brutalités, des violations ou des atrocités
il est "clair", mon Ange ; certaines circonstances ne font pas partie de lui ; l'effroi, a priori, il ne connaît pas...
il n'y a trempé malgré lui qu'en pleine déviation de son humaine ; mais, en toute essentialité, il ne s'est pas exprimé...
ou alors, juste au début, quand il y avait encore quelque chose à "tenir", le regard implorant la commisération et la Foi
sa discrétion à ce moment-là, son abstinence à l'expression et son respect des choix... ont éteint les derniers feux de bois