deux fois par jour, c'est le rythme des rendez-vous... pour qu'une ascension prenne le temps de se déployer jusqu'en la vallée
les neiges ont fondu ; elles se sont fait ruisseler pour s'extraire jusqu'en bas ; elles brillent encore dans le soleil perdu
l'atmosphère change si vite en Himalaya : faudra-t-il dans la grotte nous abriter ? y retrouver nos chaussures alors même qu'on a les doigts gelés ?
ces bribes ne m'appartiennent pas : elles étaient toi ; parfois elles me reviennent comme toujours importantes pour toi
ces bribes me protègent du bas ; j'en deviens obsédée, tellement je redoute d'y aller... pour constater... la réalité
à l'instar des strates urbaines dans les sciences-fictions, les habitats les plus inférieurs sont surtout les moins tranquilles : dans la nuit brumeuse, sous les néons colorés et la pluie givrée, les gens s'y réfugient et s'y agglutinent... pour y jouer de folles partiespas mon monde
ailleurs, ce sont les riches campagnes, mais parfois aussi les conflits profonds... et là, dans l'humain, tout surgit du "possible"
on devient fou !
le reste n'est qu'abstraction !