quand on est trop faible pour entrer en vibrations avec l'intégralité du monde
quand, blanchi, on cherche un souffle à sa respiration de jour
quand on se contente de fermer les yeux sans s'attendre à les rouvrir un jour
quand la paix, factice ou non, nous oblige à voir "grand", dans des dimensions escamotées, tellement on les surplombe
quand les sons ne nous agressent plus et les rythmes ne nous synchronisent plus
alors... on pénètre... la minute de silence, là, à la seconde où nous-même 'on part'
c'est infini comme flottement
c'est flou comme un dimanche
c'est soyeux comme l'arabesque et râpeux comme le zeste
je me répands dans l'Amour de nous, dans le rêve des moments en suspension, des glissements subtiles et des grimaces espiègles