et si l'Ange était parti ? en sa qualité de lumière paranormale, s'il nous réhabituait à celle d'en-bas ?
car il n'y a plus d'embrasement "au milieu" ; ... il n'y a plus que moi
je me sens rééquilibrée, et, même dans la nuit, ne guette plus vraiment l'aube
les naissances ne durent pas ; elles sont l'action de l'éphémère dans un rendu développant
le caractère graduel ou soudain de leur apparition nous accompagne jusque dans les reins et nous transforme dans les moiteurs
nos efforts et nos sueurs ne disparaissent que dans l'arrêt profond, au coeur des rêves régulateurs
les naissances sont des contractions—fortes, brusques, ou lentes et progressives ; elles nous prennent en entier de par la plante des pieds
rien n'est délaissé : aucune zone anatomique, aucun ressenti même léger ; on est basculé, retourné, trans-véhiculé... de soi à soi
les étapes s'enchaînent : le train siffle et les gares défilent ; au creux de l'humeur, on se déplace en spiralant dans des méandres infra-soniques
on se découvre et on s'explore de l'intérieur des multiples textures—des jeunes soies et des vieux velours
nos tentures cachent des secrets ; les retrousser serait blasphème... mais nous ferait naître quand même... nous achèverait aussi